Wikileaks : le plombier bouche les fuites à coups d’attaques informatiques !

Jeudi 2 décembre 2010 dans Economie, Entreprises, International, International, Non classé

Wikileaks a été indisponible pendant quelque temps aujourd’hui, suite à des attaques DDOS répétées atteignant les 10Gb selon le Twitter de Wikileaks (@wikileaks).

Qui est à l’origine de ces attaques ? Qui est le plombier mystère qui tente, tant bien que mal de boucher les fuite ? Impossible de répondre au vu du Cable Gate, la quantité d’informations sorties tout droit des Ambassades et du Département d’état (Ministère des affaires internationales Américain).

En tout cas l’affaire prend peu à peu une ampleur très forte, jusqu’à l’affirmation de Tom Flanagan, conseiller de Stephen Harper, Premier ministre du Canada, de voir Julian Assange assassiné, il donne même quelques idées à Barack Obama, comme par exemple, placer un contrat sur lui (un assassin, un Hitman) ou encore utiliser un drone.

Voici la vidéo sous titrée par mes soins :

En bref, parmi la multitude d’informations peu importantes mais intéressantes, il y a quand même pas mal de choses qui pourraient causer des problèmes d’un ordre jamais vu, et je doit dire que Tom Flanagan a raison : maintenant, et même si le roi Saoudien a dit ce qu’il a dit dans un cadre confidentiel, il doit désormais vivre à coté d’un ennemi, et non plus d’un État hostile : l’Iran (les deux étant voisins).

Difficile, oui, c’est difficile, entre le Cable Gate et la Corée du Nord attaquant celle du Sud, avec le Chine comme apéritif et tout le reste comme dessert, les Américains ne peuvent que voir d’un mauvais œil ce Cable Gate.
Bon pour la démocratie ?
Oui, sans doute, et mauvais à la fois, ce qui ne tue pas rends plus fort, c’est bien connu, même si cela blesse parfois !

Pour finir cet article sur une note légère, je viens à traduit un de ces Cables qui concerne Son Altesse Royale le Prince Andrew, Duc de York, le petit frère de Charles (oui oui). C’est absolument sans grand intérêt, mais j’ai trouvé cela très bon pour la république, très réconfortant pour notre modèle dans lequel il n’y a ni droit divin, ni loi salique.

Je traduit quelques passages choisis de la note que vous retrouverez ici (Téléchargez le PDF sinon) :

Après avoir mollement abordé le sujet de cette réunion, mentionnant seulement leurs intérêts personnels, les représentants des entreprises on ensuite commencés à décrire ce qu’ils considèrent comme l’état épouvantablement élevé de corruption dans l’économie kirghize. Tout en affirmant qu’aucun d’entre eux n’y a jamais participé et n’a jamais donné de pot de vin, un représentant d’une entreprise de taille moyenne a déclaré qu’il c’est parfois terriblement tentant. Dans une étonnante démonstration de franchise, dans un hôtel où le brunch avait lieu, tous les hommes d’affaires ont alors repris en cœur le fait que rien ne se fait au Kirghizistan si le fils du président Bakiev, Maxim, ne reçoit pas de pot de vin. Le Prince Andrew a pris le sujet avec enthousiasme, disant qu’il ne cesse d’entendre le nom de Maxim « encore et encore » quand il parle affaires dans ce pays. Enhardi, un homme d’affaires a dit que faire des affaires ici c’est comme « faire des affaires au Yukon» au XIXe siècle, c’est à dire que ceux qui sont prêts à participer à des pratiques de corruption locale sont en mesure de faire de l’argent. Ses collègues ont tous approuvé de bon cœur, en pointant que « rien ne change jamais ici ». À ce stade, le duc d’York se mit à rire aux éclats, en disant que: « Tout cela sonne exactement comme la France »

Ou là là ! C’est du Lourd quand même !

S’adressant directement l’ambassadeur, le prince Andrew, changeât de conversation pour parler de politique régionale. Il a déclaré sèchement que «le Royaume-Uni, en Europe occidentale et, par extension, « vous, les Américains aussi » étaient maintenant de retour pour le Grand Jeu. Plus animé que jamais, il a déclaré: « Et cette fois, notre objectif est de gagner! » Sans le contredire, l’ambassadeur a gentiment rappelé que les États-Unis ne voient pas leur présence dans la région comme une continuation du Grand Jeu. Nous soutenons l’indépendance du Kirghizistan et sa souveraineté, mais aussi félicitons des bonnes relations entre ce dernier et tous ses voisins, y compris la Russie.

Décidément, ces British ont toujours le mot pour rire et surtout ne lâchent pas le morceau !

Pour finir, le plus croustillant :

S’adressant directement l’ambassadeur, le prince Andrew, changeât de conversation pour parler de politique régionale. Il a déclaré sèchement que «le Royaume-Uni, en Europe occidentale et, par extension, « vous, les Américains aussi » étaient maintenant de retour pour Le Grand Jeu. Plus animé que jamais, il a déclaré: « Et cette fois, notre objectif est de gagner! » Sans le contredire, l’ambassadeur a gentiment rappelé que les États-Unis ne voient pas leur présence dans la région comme une continuation du Grand Jeu. Nous soutenons l’indépendance du Kirghizistan et sa souveraineté, mais aussi félicitons des bonnes relations entre ce dernier et tous ses voisins, y compris la Russie.

Montrant qu’il veut jouer d’égal à égal ua Grand Jeu, Son Altesse Royale a ensuite abordé la question de la Chine. Il a raconté que quand il a récemment demandé au Président du Tadjikistan ce qu’il pensait de l’influence chinoise de plus en plus forte en Asie centrale, le président avait répondu « avec un langage que je n’utiliserai pas devant des Dames ». Ses interlocuteurs ont dit au prince que tout les Russes sont généralement considérés avec bienveillance dans toute la région, les Chinois eux, ne le sont pas. Il hocha la tête, notant que l’expansion économique chinoise et éventuellement celle d’autres pays dans la région était « probablement inévitable, mais une menace. »

Commentaire : « Un langage grossier à la British »

Commentaire final :

Le Prince Andrew a tendu la main à l’ambassadeur avec cordialité et respect, évidemment en valorisant ses idées. Toutefois, il a réagi avec un patriotisme presque névralgiques chaque fois qu’une comparaison entre les États-Unis et le Royaume-Uni a été faite. Par exemple, un homme d’affaires britannique a noté que malgré la « puissance écrasante de l’économie américaine comparativement à la nôtre » le montant de l’investissement américain et britannique au Kirghizistan a été similaire. Le Duc s’exclamât: « Rien d’étonnant, les Américains ne comprennent rien à la géographie. Au Royaume-Uni, nous avons les meilleurs professeurs de géographie dans le monde ! COMMENTAIRE DE FIN.

Je croit que le petit frère du Prince Charles n’est décidément plus dans les bonnes volontés de sa majesté !